Cochrane, l'impasse

Arrivés encore une fois en fin d'après-midi sur la plaza de armas. Comme toutes les villes ici Cochrane est découpé en cuadras ou patés de maison. Toutes les rues sont perpendiculaires et bien droites ! Pas de problème pour se repérer ici. On a de la chance, la fin de journée est ensoleillée, sans vent. Le cadre est vraiment agréable : on monte sur une petite colline surplombant la ville, là-haut à la manière d'Hollywood, de grandes lettres blanches affichent fièrement COCHRANE ! De là, on a une vue d'ensemble sur la ville et ces longues collines boisées qui l'entourent avec au loin quelques sommets enneigés. En redescendant, surprise nous croisons un camping-car immatriculé 31 ! Des toulousains ici, rigolo :)

 


Notre hospedaje ici, s'appelle El Bombero, le pompier, elle est tenu par un petit papi d'à peu près 70 ans, un peu rustre au premier abord, mais qui se révèle être d'une sympathie extraordinaire. On discute un peu avec lui de ce qu'on va faire et d'où on vient. Puis le moment fatidique : l'argent, nous n'avons quasiment plus de monnaie, en tout cas, pas assez pour payer l'hotel et les repas. Heureusement, on a repéré la banque. On va retirer et on revient. Première déception, à cet heure-ci le guichet est fermé et le distributeur automatique n'accepte pas nos cartes. On revient donc voir notre bombero pour lui expliquer... "pas de problème les jeunes! vous retirerez demain et pour ce soir, allez faire  vos courses dans le supermarché d'à côté, c'est ma femme qui le tient, elle vous fera crédit." Quelle amabilité ! Nous avons donc pu manger notre plat de pâtes bolo et pêches au sirop en dessert...

Ce n'est que le lendemain que les vrais problèmes ont commencé. Parce que oui, il y a une banque ici, mais qui n'accepte que les mastercard ! et nous qu'est-ce qu'on a ? que des visas bien sur :D Alors état des lieux : nous sommes à Cochrane, (vous pouvez vérifier sur les cartes c'est au milieu de nulle part), on a plus d'argent et les premières banques acceptant les visas, sont à minimum 6-8h de bus ... et le bus ? il ne passe que dans 3 jours ! Tous nos plans tombent à l'eau, on ne peut pas continuer vers le sud. Là-bas, nos visas ne sont que de simples morceaux de plastiques... heureusement, will a sur lui des € qu'on a pu changer à cette fameuse banque. Il faut donc réfléchir vite et agir, chaque jour que l'on passe à rien faire fait fondre la bourse de Will.

L'objectif est d'atteindre Chile Chico à la frontière argentine où les visas sont acceptées. Attendre 3 jours le prochain bus, nous paraît trop long et inutile, alors plutôt que de ne rien faire, on paye notre bombero et sacs au dos, nous partons tenter le stop !

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